Charles Monroe

Ich liebe dich

Dernière monomanie en date, le personnage de « Charles Monroe » : Alter égo féminin de Marylin Manson. Ce nouveau personnage se fait plus ambivalent encore : tout autant glam rock qu’en cheville avec un univers macabre, hyper féminisé que brutal, Charles Monroe est un produit marketing. Son trash étudié, explicite mais coloré, se fait produit d’appel pour une « Teen generation ».
À la différence du précédent personnage de la Pin up, plus lisse en apparence mais finalement plus monstrueux dans le rendu, le personnage de Charles Monroe joue lui en attaque la carte du monstrueux, d’un donner à voir subversif, alors que pensé et fabriqué comme une pop marchandise, il n’est qu’un leurre édulcoré et vidé de sa moelle réellement contestataire.
Parfaitement accommodé au système « star machines » et normé selon ses codes, Charles Monroe arbore son vidéo clip, son album, son blog, ses fans sur réseaux sociaux, son disk marketing et un merchandising complet : du briquet, au T-shirt, au badge, à la trousse, etc.
C’est bien un jeu avec les archétypes de la célébrité, de la collection et de l’image, dont il serait question avec la production économique, bien réelle quant à elle, du personnage.